L’ inhibition de l’action par le Pr Phillippe Bobola

L’inhibition ou l’impossibilité d’agir peut nous rendre malades

L’homme en inhibition de l’action dort mal, il est hypertendu, il présente des troubles digestifs, et il est en situation d’immunodépression pouvant évoluer vers une cancérisation. Une situation conflictuelle, vécue dans l’isolement, sans solution satisfaisante le met dans l’inhibition de l’action. Si la situation perdure l’individu, suite au sentiment d’impuissance à résoudre le problème, entre alors dans une phase prolongée d’inhibition de l’action. Cette inhibition peut à la longue déboucher sur diverses pathologies et/ou psychopathologies.

Aussi, sortir de l’inhibition de l’action, c’est agir : fuir, agresser, déclencher la violence, autant de stratégies possibles. Ainsi l’agressivité, comme le psychanalyste Alfred Adler l’avait pressenti, est bien une tendance positive qui permet à l’individu de maintenir son équilibre physiologique et d’échapper aux conséquences de l’inhibition de l’action.

L’approche de Laborit de l’inhibition de l’action donne à la santé une dimension écologique, c’est-à-dire qu’intervient dans l’équilibre de la santé un ensemble d’écosystèmes en synergie (environnement familial, professionnel, culturel, sociétal).

Si je suis atteint d’une pneumonie c’est que ma défense immunitaire a été abaissée à un point tel que je ne peux pas me défendre vis-à-vis de l’agent responsable de cette pathologie, le pneumocoque. L’antibiothérapie pourra évidement être prescrite, voire même la phytothérapie, l’aromathérapie, ou l’homéopathie… mais la question essentielle est pourquoi suis-je en immunodépression ? Je suis en réalité incapable de réaliser mon projet d’agir sur mon environnement, et ceci a pour conséquence l’élévation de mon taux de glucocorticoïdes qui abaisse mon immunité.

Or l’environnement problématique peut être de diverses natures : un supérieur hiérarchique tyrannique, un conflit dans le couple ou encore le chômage dû à une situation économique qui rend impuissant.

Un simple exemple d’environnement professionnel hélas très fréquent : face à un supérieur hiérarchique insupportable soit je choisis de l’agresser verbalement ou physiquement Lire la suite dans Thérapies complémentaires